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je tirais les petits oiseaux jaunes à la carabine voilà c’est dit
indifférence à la nostalgie exercice à reprendre indéfiniment
restent les images : les buissons de bougainvillées les bananiers aux feuilles sèches le poulailler où la mangouste venait voler des œufs la balançoire dans le manguier le singe que j’habillais comme une poupée
Paris est gris, froid, mort non c’est moi la froide morte grise d’aujourd’hui
(le chemin africain)
Note d’Oriane (feutre marron): il est rare que je note de la poésie bien que j’en lise assez souvent y trouvant un charme, une puissance, une musique que je ne trouve pas dans la prose et je me demande comment ce texte va s’intégrer dans mon roman… mais il correspond tellement à ce que j’éprouve — même si les détails ne sont pas tout à fait les mêmes — lorsque me reviennent mes souvenirs d’Afrique que je n’ai pu résister… Il faudra bien que je trouve une solution formelle, peut-être un personnage (Françoise?) citant ce texte…
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